Culture & Patrimoine

  • 1 Maison du Roy - Office de tourisme

    Jusqu'à la Révolution, la ville des Baux-de-Provence fut le chef-lieu d'une juridiction à la fois royale et seigneuriale dont le siège fut longtemps situé dans ce bâtiment construit en 1499. La justice y était rendue au nom du souverain. Le rempart contre lequel les bâtiments étaient bâtis fut percé au XIXe siècle pour permettre l'ouverture de l'entrée actuelle de la ville. La Maison du Roy abrite l'Office de tourisme.

  • 2 Musée des Santons

    Le Musée des santons réouvre ses portes après des travaux de réaménagement. Une très grande toile, réalisée par Antoine Serra, dépeignant la messe de minuit aux Baux-de-Provence vient compléter les collections uniques présentées dans cet ancien corps de garde.

  • 3 La Porte d'Eyguières

    Pour accéder au vallon de la Fontaine, le visiteur peut emprunter le chemin empierré de la Calade et passer par la Porte d'Eyguières ou Porte de l'eau qui jusqu'en 1866 fut la seule entrée du village. Rebâtie par le Connétable de Montmorency, elle fut relevée au XVIIIe siècle par le Prince de Monaco qui avait reçu la Baronnie des Baux en 1643. Les armoiries de la Maison Grimaldi sont encore visibles au-dessus de la porte dans un cartouche orné de rinceaux baroques. La porte a gardé son système défensif, chemin de ronde en corniche percé de meurtrières. Un second corps de garde plus important avait été édifié au nord de la porte d'Eyguières. Il abrite aujourd'hui le Musée des Santons.

     

    La Maison de Grimaldi

    De 1643 à 1790, la seigneurie ayant été érigée en Marquisat fut du domaine effectif des Grimaldi, qui actuellement  conservent ce titre honorifique dans leur armorial. Armoiries de la Maison Grimaldi: Fuselé d'argent et de gueules, l'écu entouré du Collier de l'ordre de Saint-Charles, placé sur un manteau rouge doublé d'hermine, sommé de la Couronne princière. Tenants : deux Frères Mineurs chevelus, barbus, et chaussés portant chacun une épée levée, debout sur une banderole avec la devise "Deo Juvante" (Avec l'aide de Dieu).

  • 4 Hôtel de Porcelet - Musée Yves Brayer

    Hôtel de Porcelet

    Cette belle demeure du XVIe siècle présente une façade originale et d'élégantes fenêtres à meneaux finement sculptées. L'Hôtel de Porcelet était la résidence de l'une des plus illustres familles d'Arles ; une rue porte encore le nom. Le décor intérieur conserve au rez-de-chaussée, une salle voûtée décorée de peintures du XVIIe siècle représentant les Quatre Saisons et les allégories des Quatre Vertus Cardinales. L'Hôtel est devenu, depuis 1991, le Musée Yves Brayer.

    Musée Yves Brayer (1907 - 1990)

    Le Musée présente une rétrospective de l'œuvre d'Yves Brayer. Yves Brayer est un des plus importants peintres français du XXe siècle. Son œuvre s'avère très diverse car, outre ses paysages, il est aussi l'auteur de tableaux de composition, de figures et de natures mortes. Né à Versailles en 1907, il arrive à Paris en 1924, où il commence ses études artistiques. Un premier séjour en Espagne, en 1927, lui inspire plusieurs toiles de grandes dimensions. Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1931 à 1934, il va bientôt se laisser emporter par la profusion de la vie italienne et s'en faire le témoin. Il a vingt-sept ans lorsque sa première grande exposition parisienne lui apporte le succès.

    A partir de 1945, il prend l'habitude, chaque année, de séjourner à Saint-Rémy et aux Baux-de-Provence jusqu'en 1961 où il fait l'acquisition d'une maison dans le village baussenc. Peintre complet, il est aussi l'auteur de vastes compositions et natures mortes qu'il expose au Salon d'Automne dont il devient le Président dans les années 1980. De ses voyages au Mexique, en Egypte, en Iran, en Grèce, en Russie, aux Etats-Unis, au Japon, s'emparant vite de la lumière et des rythmes d'un pays, il rapporte de nombreuses aquarelles.

     
    Son goût pour le graphisme l'entraîne tout naturellement à pratiquer la technique de la gravure sur cuivre et de la lithographie; ainsi il réalise de nombreuses estampes et illustre des livres à tirage limité avec des textes de Blaise Cendrars, Henry de Montherlant, Baudelaire, Paul Claudel, Jean Giono, Frédéric Mistral, etc... Yves Brayer meurt en 1990, et repose, dans le cimetière en haut du village des Baux.

     

    Exposition → Paul Signac (1863- 1935) : Lumière du Midi
    Du 19 mai au 27 septembre

    Cette exposition réunit une trentaine d’aquarelles et de lavis de sujets du Midi provenant de grands Musées (Musée d’Orsay, l'Annonciade-musée de Saint-Tropez, Musée de Saint-Tropez, Musée Cantini et Musée de Grenoble) et de collections privées, dont certains n’ont jamais été montrés. Plus d'infos ICI.

     

    Horaires d'ouverture

    Avril à septembre tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30
    Octobre à fin décembre et mars ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 12h30 et de 14h à 17h

    Fermeture annuelle → Janvier et février

     

    Tarifs

    Adultes → 8€ / personne, groupes → 4€ / personne, moins de 18 ans → gratuit

     

    Renseigenements  

    Tél. 04 90 54 36 99
    Fax 01 46 33 41 18 
    www.yvesbrayer.com

  • 5 La Chapelle des Pénitents Blancs

    Sur la place de l'église des Baux-de-Provence, en bordure de la falaise dominant le vallon de la Fontaine, la Chapelle fut construite au milieu du XVIIe par la Confrérie des Pénitents Blancs. Elle est relevée de ses ruines en 1937 par la maintenance des Confréries de Langue d'Oc. Elle est dédiée à Estelle, Sainte, chargée de veiller sur le souvenir des anciens pénitents des Baux.

     

    La porte d'entrée monumentale ornée de pierres en bossage est surmontée d'un bas-relief  représentant deux pénitents agenouillés avec une inscription martelée : "In nomine Jesu omne genus flectatur" (Au nom de Jesus tout genou doit se plier). L'intérieur de la chapelle, autrefois voûtée en croisée d'ogives, est décoré de fresques d'Yves Brayer (1974) représentant le Noël des Bergers dans la tradition provençale.

  • 6 Eglise Saint-Vincent
    L'ancien village des Baux comptait trois églises : Saint-André dans le Vallon de la Fontaine, première église paroissiale, et aujourd'hui disparue, Notre-Dame-du-Château ou chapelle Sainte-Catherine (XII - XVIe) chapelle castrale dans l'enceinte de la citadelle et l'Eglise Saint-Vincent.
     
    Ancien prieuré dépendant de Saint-Paul de Mausole à Saint-Rémy-de-Provence, l'édifice du XIIe siècle est caractéristique des constructions baussenques par sa partie méridionale à moitié troglodytique. La grande nef voûtée en berceau brisé fut allongée vers l'Est en 1609 sans rompre l'harmonie romane de l'ensemble. On remarque à l'intérieur, des vitraux modernes de Max Ingrand (1960) offerts par Le Prince Rainier III de Monaco, la chapelle funéraire de la famille de Manville à la voûte gothique flamboyante, et, dans la chapelle creusée dans le rocher, la charrette de la cérémonie du pastrage de la Messe de Minuit servant à transporter l'agneau nouveau-né offert par les bergers.
     
    A l'extérieur, la façade fut profondément modifiée par les restaurations du XIXe siècle, qui transformèrent en particulier l'escalier qui longeait précédemment le mur (traces d'arrachement). On remarque au-dessus du portail et d'une fenêtre en plein centre, une très belle sculpture représentant un lion. Sur le flanc sud, la lanterne des Morts est une élégante tourelle circulaire coiffée d'une coupole ornée de gargouilles depuis laquelle, d'après la tradition, brûlait jadis une flamme lors du décès d'un habitant des Baux.

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