ARTISTES
Yves Brayer
Antoine Serra
Van Gogh

ECRIVAINS
Dante
Marie Mauron
Frédéric Mistral
André Suarès

GRAVEUR
Louis Jou

LIEUX
Carrières
Caves de Sarragan

CARTE

PLAN DU CHATEAU
Le Château
La ruelle castrale
Le pigeonnier
La chapelle
Sainte-Catherine

Le passage
aux Lièvres

L'Hôpital Quiqueran

L'escalier rupestre
Tour de Brau

LE VILLAGE
Hôtel de Manville
Eglise St-Vincent
Porte d'Eyguieres
Post Tenebras Lux
Musée des Santons
Musée Louis Jou
Musée Yves Brayer
La chapelle des pénitents blancs

VAL D'ENFER
Pavillon de la Reine Jeanne
Stèles funéraires
Cathédrale d'images



Il fonde, en 1854, avec d'autres écrivains provençaux, le mouvement du Félibrige, dans le but de sauver la langue provençale.

Chaque année, ces écrivains publient "l'Armana Provencau", pour avoir une audience dans le peuple et l'empêcher d'abandonner sa langue. Pour compléter ce programme, Mistral fonde, à Arles, le premier musée régional, le Museon Arlaten.

1830-1914

C'est à 21 ans que Frédéric Mistral entreprend la rédaction de "Mirèio", son chef d'œuvre.

Sa rédaction va l'occuper sept ans et lui vaudra la gloire. C'est un poème épique, écrit en provençal, qui entend proclamer la valeur de cette langue. Dans cette œuvre, en toile de fond du drame social et amoureux, Mistral fait vivre toute la Provence rurale telle que l'on pouvait l'observer à Maillane, son village natal, au milieu du XIXème siècle. Maillane, tout près d'ici, est un village qu'il n'a presque jamais quitté et où il est mort à 84 ans.

C'est au collège d'Avignon qu'il prend conscience de la cassure qui sépare le monde rural profondément provençal, de celui très francisé de la ville. Pourtant, ce sont les influences dont il s'enrichit à la ville qui vont déterminer ses engagements futurs dans la défense des valeurs de la République et de la langue provençale. Après des études de droit à Aix-en-Provence, il choisit de devenir écrivain, ce que lui permettent l'aisance matérielle de sa famille et la compréhension de son père. Il veut restaurer "la langue naturelle et historique du pays, à laquelle les écoles font toutes une guerre à mort" et "rendre la vogue au provençal par la flamme de la divine poésie".

De nombreuses académies l'invitent en qualité de poète provençal. Proche de Lamartine et d'Alphonse Daudet, il refuse cependant de se présenter à l'Académie française, comme ses amis le lui demandent. Pour lui ce serait une trahison. C'est le Prix Nobel de littérature qui vient, en 1904, couronner son œuvre littéraire.