1830-1914
C'est à 21 ans que Frédéric
Mistral entreprend la rédaction de "Mirèio",
son chef d'uvre.
Sa rédaction va l'occuper sept ans et lui vaudra
la gloire. C'est un poème épique, écrit
en provençal, qui entend proclamer la valeur de
cette langue. Dans cette uvre, en toile de fond
du drame social et amoureux, Mistral fait vivre toute
la Provence rurale telle que l'on pouvait l'observer à
Maillane, son village natal, au milieu du XIXème
siècle. Maillane, tout près d'ici, est un
village qu'il n'a presque jamais quitté et où
il est mort à 84 ans.
C'est au collège d'Avignon qu'il prend conscience
de la cassure qui sépare le monde rural profondément
provençal, de celui très francisé
de la ville. Pourtant, ce sont les influences dont il
s'enrichit à la ville qui vont déterminer
ses engagements futurs dans la défense des valeurs
de la République et de la langue provençale.
Après des études de droit à Aix-en-Provence,
il choisit de devenir écrivain, ce que lui permettent
l'aisance matérielle de sa famille et la compréhension
de son père. Il veut restaurer "la langue
naturelle et historique du pays, à laquelle les
écoles font toutes une guerre à mort"
et "rendre la vogue au provençal par la flamme
de la divine poésie".
De nombreuses académies l'invitent en qualité
de poète provençal. Proche de Lamartine
et d'Alphonse Daudet, il refuse cependant de se présenter
à l'Académie française, comme ses
amis le lui demandent. Pour lui ce serait une trahison.
C'est le Prix Nobel de littérature qui vient, en
1904, couronner son uvre littéraire.
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