PLAN DU CHATEAU
Le Château
La ruelle castrale
Le pigeonnier
La chapelle
Sainte-Catherine

Le passage
aux Lièvres

L'Hôpital Quiqueran

L'escalier rupestre
Tour de Brau

LE VILLAGE
Hôtel de Manville
Eglise St-Vincent
Porte d'Eyguieres
Post Tenebras Lux
Musée des Santons
Musée Louis Jou
Musée Yves Brayer
La chapelle des pénitents blancs

VAL D'ENFER
Pavillon de la Reine Jeanne
Stèles funéraires
Cathédrale d'images


Visitez le site internet
du Musée Yves Brayer

Exposition :
Centenaire d’Yves Brayer (1907 – 1990)
Du 7 mai au 25 août 2007

Horaires :
Avril à septembre ouvert tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30.
Octobre à mars ouvert tous les jours sauf mardi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30.
Fermeture annuelle de janvier à mi-février.

Tél. 04 90 54 36 99
Fax 01 46 33 41 18

Tarifs
Adultes  : 4 € par personne
Enfants et groupes : 2,50 € par personne


Yves Brayer 1907 - 1990

A onze ans, en 1918, il visita les Baux seul avec sa mère. Les hasards de sa jeune carrière le conduisirent en Espagne en 1927, puis en Italie en 1930, pays qui inspirèrent puissamment son œuvre dans les années qui suivirent. Dés 1934 et en 1938, ses premières grandes expositions à Paris lui valurent l’attention du public et des amateurs d’art.

En 1945, après avoir passé l’été chez des amis à Saint Rémy de Provence, il s’installa en décembre à l’hôtel du village des Baux, pour y travailler durant plusieurs semaines.

Emerveillé par les extraordinaires amoncellements rocheux du Val d’Enfer, il donna cependant sa préférence à la plaine encerclée par la chaîne des Alpilles, dont la sérénité et les harmonies ne cessèrent de l’inspirer.

Il prit l’habitude chaque année, de séjourner à Saint-Rémy et aux Baux, jusqu’en 1961 ou il fit l’acquisition d’une maison dans le village baussenque. Ayant eu l’opportunité d’acheter un vaste terrain planté d’oliviers et de cyprès, il fit construire un grand mas qui fut terminé en 1972.

Pendant toutes les années sa vie fut partagée entre Paris et la Provence. Par ses nombreuses expositions tant en France qu’à l’étranger, il imposa sa vision de cette région qu’il considérait comme l’essence même du paysage méditerranéen. Il aimait le contraste des crêtes en dents de scie, arides et sauvages, avec les champs plantés d’oliviers aux feuillages mouvant dans le mistral, ou d’amandiers dont les fleurs roses émaillaient la campagne au printemps. Peintre complet, il est aussi l’auteur de vastes compositions et natures mortes qu’il exposa au Salon d’automne dont il devint le Président dans les années 80.

Dans son mas aux Baux il reçut ses amis littérateurs tels André Chamson, Armand Lanoux, Henri Bosco, Jean Giono qui tous lui consacrèrent d’importants textes biographiques.

Graveur et lithographe, il illustra de nombreux livres à tirage limité, dont un de Mistral. Curieux de toutes les disciplines, il créa des maquettes de décors et costumes pour les ballets à l’Opéra de Paris pour un " Mithridate " au théâtre français, des spectacles aux Opéras d’Amsterdam, Bordeaux, Avignon, etc.…

Il demeure l’un des peintres les plus représentatifs de la figuration française. Les derniers mois heureux de sa vie se passèrent chez lui aux Baux. Il mourut en 1990 , et repose, dans le cimetière en haut du village, proche de son ami Louis Jou.

Quelques mois plus tard, sur la proposition du maire Raymond Thuilier, le Musée Yves Brayer ouvrait dans le bel hôtel des Porcelets, non loin de la chapelle des Pénitents Blancs, qu’il avait décorée en 1972 .