L'hôtel de la Tour de Brau, ayant appartenu
du XVème au XVIème, siècle à
une famille de ce même nom, fut construit vraisemblablement
au début du XIIème siècle : il y
a là une des plus intéressantes demeures
de la vieille et noble cité.
Une très incertaine tradition prétendait
que des cours d'amour y auraient tenu séance, et
que les princes anciens y auraient donné des fêtes
: ce qui est sûr c'est que, il y a quelques dizaines
d'années encore, la population des Baux utilisait
la grande salle de l'hôtel de Brau comme lieu de
réjouissances : c'était, dans le langage
du pays, "lou Trinquet", l'endroit où
l'on trinque, où l'on festoye.
Dans
cet hôtel fut établie une église dédiée
à Saint Claude, qui aurait servi de succursale à l'église
paroissiale de Saint-Vincent. Ce fut là que la confrérie
des Cardeurs et des Tisserands, abandonnant la chapelle Saint-Blaise,
vint s'y établir au XVIIIème siècle.
A gauche de l'hôtel, le cimetière communal
des Baux qui, depuis 1681, occupe l'emplacement de ce qui avait été
le jardin de l'hôtel de Brau. On peut saluer, dans ce cimetière,
les sépultures de l'écrivain André Suarès
(1868-1948), du chansonnier provençal Charles Cornille (1866-1950),
du graveur Louis Jou.
Aujourd'hui, l'hôtel de la Tour de Brau abrite
le Musée d'Histoire des Baux avec ses maquettes de reconstitution
du Château au XIIIème siècle et sous la renaissance.
C'est le point de départ de la visite du Château
: espace d'accueil et distribution d'audioguides.